Le départ

5 août 2015

J’en ai fini avec l’Espagne. Plus que 2 jours avant que le vagabond solitaire redevienne vagabond tout court, que le nomade redevienne sédentaire, que l’imprévu laisse place à la routine.

Il est 7 h 30, je suis à Londres sur Warren street dans un petit café en train de discuter avec la proprio de mon voyage en solitaire.  Elle m’offre un morceau de gâteau gratuitement. Je quitte le café avec un sourire béant. Je croise un sans-abris, lui offre ce gâteau et observe un sourire s’immiscer dans son visage usé par la temps  #phrasepoétique.

9 h 00. Je me rend à Picadilly Circus pour prendre part à un free London walking tour  ou  pour faire plus simple : visite guidée de Londres pour les voyageurs fauchés qui veulent rencontrer d’autres voyageurs fauchés et ce, en faisant semblant de s’intéresser à ce que dit le guide.

11 h 00 . Le vagabond solitaire est perdu dans Battersea Park.

14 h 3o. Je mets les pieds dans une galerie d’art que m’avait conseillé un voyageur anglais rencontré à Malaga : Saatchi Gallery . J’ouvre bien grand mes yeux pour comprendre ce qui se trouve devant moi. C’est intéressant. À travers chaque oeuvre, l’artiste tente de communiquer avec le spectacteur en utilisant un medium qui suscite notre curiosité. En passant par cette pièce remplie d’huile qui joue avec notre perception par les reflets :

 

IMG_4421

 

 

 

 

 

 

 

 

Ou bien cet amas de sac de plastique disposé au milieu de cette pièce afin de dénoncer la surconsommation : IMG_4423

Je m’assois, change de perspective. « Arrête d’observer les oeuvres d’art Yassine, concentre toi sur les gens qui les observent ». Je réalise alors une chose : les galeries d’art sont les seuls endroits ( dans une société où la vitesse et la performance prime) où les gens ne sont pas préssés.

Préssé de se rendre au travail. Préssé de retrouver le confort de la maison. Préssé de pas rater le bus. Préssé de fuckin tout et rien.

Je sors de là, l’esprit apaisé. Les gens sortent des undergrounds à un rythme fou comme des rats sortant de leur caves. Il marchent à une vitesse de course avec le regard absorbé par leur smartphones. À cet instant, je ne vois pas des individus, je vois un flux, une masse, un mouvement, un ensemble, un tout.

00 h 30. Manque de fonds,  ce soir je passe ma dernière nuit dans les rues de Londres. J’erre dans Bankside, les écouteurs branchés, j’écoute du Seoul à Londres.

 

 

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